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Infos VTC

Comment devenir chauffeur VTC ?

Devenir chauffeur VTC reste une belle opportunité, mais la réglementation bouge et beaucoup d’informations qui circulent sont périmées. Voici les conditions à jour, vérifiées auprès des sources officielles.

Depuis le 12 août 2026, l’examen est la seule voie d’accès

Il était possible de devenir conducteur VTC par « équivalence », en justifiant d’au moins un an d’expérience de conducteur de transport de personnes sur les dix dernières années. Un décret publié au Journal officiel le 11 août 2026 a supprimé cette voie. Toute nouvelle candidature passe désormais par l’examen. Les personnes déjà qualifiées par équivalence conservent leur qualification.

Quelles différences entre taxi, LOTI, capacitaire et VTC ?

Le seul point commun est l’obligation de souscrire une assurance automobile destinée au transport de personnes, assez onéreuse, et présentable lors de tout contrôle. Pour le reste, chaque statut a ses propres contraintes.

Le taxi

  • Profession très réglementée : les tarifs sont encadrés par l’État, avec des frais accessoires comme la prise en charge.
  • Le nombre de licences est limité. À Paris, elles se sont revendues entre 100 000 et 200 000 €.
  • Le tarif est calculé par un taximètre, enclenché à la prise en charge du client.
  • Seul le taxi peut utiliser un luminaire « Taxi » et marauder, c’est-à-dire prendre un client sur la voie publique sans réservation préalable.

Le LOTI

  • Statut issu de la loi d’orientation des transports intérieurs, longtemps utilisé pour exercer comme VTC parce qu’il était plus souple.
  • La loi Grandguillaume de 2016, applicable au 1ᵉʳ janvier 2018, a fortement restreint son usage : le transport collectif LOTI ne peut plus servir de substitut au VTC dans les grandes agglomérations.
  • Le LOTI est aujourd’hui plutôt une alternative aux transports en commun dans les zones peu desservies. Ces véhicules peuvent emprunter les voies de bus.

Le capacitaire

  • C’est le gestionnaire qui fait travailler plusieurs conducteurs en les salariant.
  • Depuis l’application de la loi Grandguillaume, il ne peut plus employer, pour une activité de type VTC dans les grandes agglomérations, des conducteurs titulaires du seul permis B : il lui faut des titulaires de la carte professionnelle VTC.

Le VTC

  • VTC signifie « voiture de transport avec chauffeur ». La course se réserve à l’avance : pas de maraude, pas de taximètre.
  • Le prix est libre, et connu du client au moment de la réservation.
  • Le véhicule doit répondre à des critères précis, détaillés plus bas.

Les conditions à remplir par le véhicule

Ces critères sont vérifiés à l’inscription au registre, et lors des contrôles.

Critères réglementaires que doit remplir un véhicule VTC
CritèreExigencePrécision
Ancienneté7 ans maximumSauf véhicules de collection. Des dispositions particulières s’appliquent aux véhicules hybrides et électriques.
PlacesDe 4 à 9 placesConducteur compris.
Portes4 minimum
Dimensions4,50 m × 1,70 m minimumLongueur et largeur.
Puissance84 kW minimumSoit environ 114 chevaux.
Vignette VTCEnviron 35 €Vignette rouge autocollante, apposée en bas à gauche du pare-brise avant et en bas à droite de la lunette arrière. Elle ne doit pas être visible quand le véhicule n’exerce pas son activité de VTC.

Avantages et inconvénients du statut VTC

Les avantages du VTC

  • Le prix de la course est libre, sauf si vous travaillez pour une plateforme ou dans le cadre d’un accord de regroupement de chauffeurs.
  • Le tarif peut être forfaitaire, déterminé dès la commande, ou calculé selon le temps et la distance du trajet.
  • Le client connaît le prix avant de monter, ce qui supprime la mauvaise surprise à l’arrivée.
  • Aucune licence à racheter, contrairement au taxi : le ticket d’entrée est sans commune mesure.

Les inconvénients du VTC

  • Un VTC ne peut pas emprunter les voies de bus.
  • Un VTC ne peut pas marauder : toute course doit avoir été réservée.
  • Un VTC ne peut pas stationner à l’intérieur d’une gare ou d’un aéroport, sauf réservation préalable justifiable, dans la limite d’une heure avant la prise en charge.
  • L’assurance transport de personnes coûte nettement plus cher qu’une assurance automobile classique.

L’examen VTC

L’examen est organisé par le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), avec des sessions régulières. Depuis le 12 août 2026, c’est l’unique voie d’accès à la profession. Comptez environ 200 € de frais d’inscription.

L’épreuve théorique

Elle porte sur les matières suivantes :

  • Réglementation du transport public particulier de personnes
  • Sécurité routière
  • Gestion d’entreprise et comptabilité
  • Développement commercial : négociation et fidélisation
  • Prévention des infractions à caractère sexiste ou sexuel et des discriminations
  • Français
  • Anglais

Le détail des coefficients, des durées et des notes éliminatoires est fixé par arrêté et peut évoluer. Faites-le confirmer par la CMA au moment de votre inscription : c’est elle qui organise l’épreuve.

L’épreuve pratique

Un parcours de conduite d’environ vingt minutes, dans un véhicule conforme aux normes VTC équipé de doubles commandes, généralement loué auprès du centre de formation.

Vous êtes évalué sur :

  • Le parcours et sa préparation
  • La sécurité et la qualité de la conduite
  • La qualité de la relation client
  • La capacité à donner des informations touristiques
  • La facturation

Le budget de préparation varie fortement selon les centres de formation. Comparez plusieurs organismes avant de vous engager.

Les obligations pour être VTC

  1. Permis de conduire

    Permis B en cours de validité depuis au moins 3 ans, ou 2 ans si vous avez suivi la conduite accompagnée.

  2. Casier judiciaire

    Le bulletin n° 2 doit être exempt de certaines condamnations : vol, escroquerie, abus de confiance, atteintes à l’intégrité de la personne, agression sexuelle, trafic d’armes, ainsi que certaines infractions routières graves.

  3. Aptitude médicale

    Contrôle médical auprès d’un médecin agréé — votre médecin traitant ne peut pas le réaliser — donnant lieu à un avis favorable.

  4. Examen

    Réussir l’examen d’accès à la profession. Depuis le 12 août 2026, aucune autre voie n’existe.

  5. Inscription au registre

    Inscription au registre national des exploitants VTC (REVTC), environ 170 € pour la première inscription, valable 5 ans et renouvelable.

La carte professionnelle VTC

La carte professionnelle est délivrée par la chambre de métiers et de l’artisanat. C’est un changement par rapport à la procédure antérieure, qui passait par la préfecture : si vous lisez encore « demandez votre carte au préfet », l’information est périmée.

Elle est valable 5 ans et se renouvelle, sous condition d’avoir suivi le stage de formation continue.

Pendant l’exercice, la carte doit être apposée dans le véhicule de manière à ce que la photographie soit visible depuis l’extérieur.

Le stage de formation continue

Tous les 5 ans, le conducteur doit suivre un stage de formation continue de 14 heures, soit deux jours. C’est une condition du renouvellement de la carte professionnelle.

Le programme porte sur le droit des transports, la sécurité routière, la gestion de la relation client et les évolutions des pratiques professionnelles.

Attention : la durée de 7 heures que l’on lit encore souvent, y compris sur des sites spécialisés, ne correspond plus à la réglementation en vigueur.

Questions fréquentes

Peut-on encore devenir VTC grâce à son expérience professionnelle ?

Non. La voie d’accès par équivalence, qui permettait de faire valoir au moins un an d’expérience de conducteur de transport de personnes sur dix ans, a été supprimée par un décret publié au Journal officiel le 11 août 2026. L’examen est désormais l’unique voie d’accès. Les conducteurs déjà qualifiés par équivalence gardent leur qualification.

Combien coûte l’ensemble des démarches ?

Comptez environ 200 € de frais d’examen, environ 170 € pour la première inscription au registre des VTC et environ 35 € pour la vignette. À cela s’ajoutent la formation préparatoire, dont le prix varie fortement d’un centre à l’autre, et l’assurance transport de personnes, qui est le poste le plus lourd à l’année.

Mon véhicule actuel peut-il convenir ?

Il doit avoir moins de 7 ans, compter de 4 à 9 places conducteur compris, disposer d’au moins 4 portes, mesurer au minimum 4,50 m de long et 1,70 m de large, et développer au moins 84 kW. Les véhicules de collection font exception, et des dispositions particulières existent pour les hybrides et les électriques.

Faut-il un site internet quand on démarre ?

Pas le premier jour, mais plus tôt qu’on ne le croit. Sans site, vous dépendez entièrement des plateformes et de leurs commissions. Réserver son nom de domaine pendant la préparation évite aussi de le découvrir déjà pris au moment du lancement.

Une fois votre carte en poche

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Cette page est fournie à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les textes évoluent : vérifiez auprès de votre chambre de métiers et de l’artisanat avant toute démarche.

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Lundi – Vendredi, 9h00 – 18h30

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